Antoinette Fouque, son engagement politique

Antoinette FouqueAntoinette Fouque s’engage sur la liste des radicaux de gauche au scrutin européen de 1994, elle siège à Strasbourg entre 1994 et 1999. L’Alliance des Femmes pour la Démocratie lancée par la militante est plus que jamais active et se positionne à gauche de l’échiquier politique. La vice-présidence de la commission des droits de la femme revient à Antoinette Fouque au parlement européen.

De l’enseignement à la psychanalyse

Antoinette Fouque est critique littéraire pour plusieurs maisons d’édition en parallèle à sa profession d’enseignante. Le cercle Psychanalyse et Politique, l’un des courants du mouvement MLF, a été créé par cette femme. Dans les années soixante, la future militante fait la connaissance du fondateur du lacanisme. En 1972 à la faculté de Vincennes, Antoinette Fouque participe à des débats au sujet de la sexualité féminine aux côtés de la psychanalyste féministe Luce Irigaray.

Le combat d’Antoinette Fouque ne répond pas aux sirènes de l’activisme féminin pur et dur, il revendique son attachement à la maternité. Ce qu’elle appelle la féminologie, l’écrivaine le décrit dans trois essais. Antoinette Fouque invente le nom « féminologie », puisqu’elle exécre les « -isme » qui font penser à une idéologie.

Antoinette Fouque étudie en premier lieu en région PACA avant de rejoindre Paris. Elle est toujours en faculté lorsqu’elle rencontre son époux. Le père d’Antoinette Fouque est un militant syndicaliste. C’est à Marseille que se déroule son enfance.

Dans l’optique d’éviter toute récupération, la marque MLF a été enregistrée à l’INPI. Le droit des femmes a été la grande lutte de la vie d’Antoinette Fouque. Elle a fondé le Mouvement de Libération des Femmes avec le soutien d’autres militantes. Antoinette Fouque quitte le MLF lorsqu’elle part aux USA au début de la décennie 80. Le mouvement est à cette période en proie à des luttes intestines et a de moins en moins d’activistes.